Description du projet

pharmaco-thérapeuthique

Résumé :

La prise de certains médicaments destinés au traitement de l’hypertension comme les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) ou les antagonistes des récepteurs de l’AT1 (sartans) pourrait théoriquement favoriser l’infection par le coronavirus ou en aggraver la maladie COVID-19. En raison de la fréquence de prescription de ces traitements dans la population, il est important de savoir  si ces médicaments sont plus souvent retrouvés chez les patients développant des formes graves du COVID-19 afin de modifier leurs traitements en amont le cas échéant.

Objectif :

Nous avons comparé la prévalence de la prise d’IEC/sartan dans quatre groupes de patients de gravité croissante : (1) les personnes téléphonant au centre COVID 15 du SAMU59, (2) les patients adressés à la consultation ambulatoire de maladies infectieuses (CAMI) du CHU de Lille, (3) les patients hospitalisés pour infection à COVID-19 et (4) les patients hospitalisés pour infection à COVID-19 en réanimation au CHU de Lille. L’objectif secondaire est d’étudier l’association entre prise d’IEC et l’importance des symptômes chez les patients consultant au centre COVID 15. Ces prévalences ont été comparées à celles observées dans la population générale du département du Nord, et dans un échantillon de la population française. Aucune différence significative n’a pu être mise en évidence dans ces différents groupes.

Conclusion. Dans un délai très court, bien adapté à l’urgence de la crise sanitaire liée au COVID-19, cette étude a permis de soutenir fortement la recommandation de poursuivre les traitements IEC/Sartan dans la population et chez les patients positifs pour le COVID-19.

Porteur du projet :

Philippe Amouyel